Seule la moitié des centres hospitaliers universitaires français pratiquent l'implantation d'un cœur artificiel. Dont celui de Dijon depuis le 19 avril 2007. On le doit à l'équipe de chirurgie cardio-vasculaire des professeurs David et Brenot et à l'équipe d'anesthésie-réanimation du Pr Girard.<br />En France, les premiers équipés l'avaient été un an plus tôt.<br />Pour la petite histoire, les quatre chirurgiens dijonnais (Pr Brenot, Drs Bouchot, Jazayeri, Tatou), formés à Rouen, se sont entraînés sur un cochon, animal plus fragile que l'homme, réussissant dès la première tentative. Les trois interventions suivantes sur l'homme ont été couronnées de succès : J.-P. Garnier (St Marcel 71), Didier Boisson (Marsannay-la-Côté 21), André Wissen (St-Léger/Vouzance 03).<br />Cette technique permet de remplacer le fonctionnement d'une partie du cœur chez des patients qui présentent le plus souvent des infarctus du myocarde très graves. Énorme avantage, le patient peut récupérer une autonomie et vivre à domicile dans l'attente d'une transplantation cardiaque.<br />Placée à l'intérieur du thorax, la turbine tourne à 10 000 tours/min, reliée par un câble à des batteries externes. Elle donne au patient une vie proche de la normale : jardiner, faire ses courses, vivre en famille.<br />Dans un avenir proche, ce cœur artificiel pourrait être utilisé chez des patients non indiqués pour une transplantation cardiaque, en raison de leur âge notamment, en implantation définitive. Seul hiatus, ces dispositifs ne sont pour l'heure pas remboursés. Le CHU les a pris à sa charge pour un coût de 80 000 €<br />Toutefois, son dynamisme vaut au CHU de Dijon d'être retenu dans une étude nationale pour le suivi médico-économique de ce type d'assistance.<br />Une solution de remboursement est en cours de discussion au niveau national, les autorités médicales venant de reconnaître le bénéfice du cœur artificiel pour les patients.<br />